Santé & Bien-être

Mal de dos : et si la natation faisait enfin ses preuves contre la douleur ?

Pour la première fois, une étude confirme que la natation réduit le handicap lié aux douleurs dorsales chroniques.

L’ESSENTIEL
• Un premier essai clinique montre qu’un programme alliant natation et éducation peut améliorer la capacité à fonctionner au quotidien chez des personnes souffrant de lombalgie chronique.
• Plus précisément, les participants ont noté une diminution importante du handicap et de la douleur, par rapport à ceux ayant reçu uniquement des conseils éducatifs, au bout de huit semaines.
• Les effets étaient encore visibles à 26 et 52 semaines après l’intervention.

En cas de mal de dos, il a longtemps été recommandé de nager, car l’eau diminue la charge sur la colonne et permet de bouger plus doucement, ce qui peut aider à soulager certaines douleurs. Cependant, « il n’existait aucune preuve quant à son efficacité réelle », a déclaré Deborah Wareham, kinésithérapeute et doctorante au Centre de recherche sur les douleurs rachidiennes de l’université Macquarie à Sydney (Australie). Dans le cadre d’une étude, parue dans la revue British Journal of Sports Medicine, la chercheuse et son équipe ont ainsi voulu évaluer les effets de ce sport sur la lombalgie chronique. Pour mener à bien les travaux, les chercheurs ont recruté 76 adultes, âgés de 26 à 74 ans, souffrant d’un handicap lié à une lombalgie évoluant depuis au moins 12 semaines.

Atteindre trois séances de natation de 30 à 45 minutes

Les participants ont été répartis de manière aléatoire dans l’un des deux groupes. Le premier groupe, composé de 39 personnes, a suivi un programme personnalisé de huit semaines alliant natation et éducation, complété par quatre séances de coaching à distance avec un kinésithérapeute. « Ce n’étaient pas des nageurs réguliers, mais ils étaient capables de nager 25 mètres et se sentaient à l’aise dans l’eau », a précisé Deborah Wareham. Le programme de natation était adapté au niveau de compétence et à la condition physique de chaque participant, avec pour objectif d’atteindre trois séances de 30 à 45 minutes à la fin du suivi. L’approche éducative abordait des concepts et messages clés, tels que : « La douleur ne signifie pas nécessairement qu’il y a une lésion », « Le dos est fait pour bouge », « Des poussées douloureuses sont possibles » et « La meilleure prise en charge consiste à rester actif ». Le deuxième groupe a bénéficié d’un maximum de deux séances de coaching à distance avec un kinésithérapeute, abordant le même contenu éducatif que le groupe d’intervention. Les volontaires ont continué à prendre leur traitement et ont poursuivi leurs activités habituelles.

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