
Trois DSP sont passés à la tête de la direction de la Santé et de la Population depuis la dotation de l’Etablissement hospitalier Mohammed Seghir Nekkache (ex-El Mohgoun), sis à Arzew d’un scanner moderne, sans pour autant trouver une solution à la carence du secteur sanitaire d’Oran-est en matière de médecins spécialisés en radiologie pouvant assurer les interprétations des clichés scanner pour les malades admis au niveau cet hôpital.
En effet, les malades qui résident dans la région orientale de la wilaya d’Oran, s’insurgent contre le fait que leur établissement hospitalier se trouvant à El-Mohgoun, soit dépourvu de médecin spécialisé en radiologie.
De ce fait, cette carence en radiologue contrait les malades à effectuer leurs examens radiologiques très complexes au niveau des centres d’imagerie médicales privés, notamment au chef-lieu de daïra Arzew (7 km à l’est) ou à Oran ville, à plus de 30 km du côté occidental.
En effet et selon de sources médicales, la DSP aurait doté, au début des années 2010 l’hôpital Mohamed Seghir Nekkache d’un scanner de puissance 16 barettes, de marque ITASHI de dernière génération.
Selon les mêmes sources, le scanner ou comme appelé en jargon médical la tomodensitométrie (TDM), dite aussi scanographie, tomographie axiale calculée par ordinateur (TACO), a été installé au niveau de l’hôpital El Mohgoun au début de l’année 2013.
Cet instrument d’imagerie numérique était à l’époque géré par un médecin spécialisé en radiologie.
Ce praticien de la santé publique spécialisé, était aidé dans sa tâche par une équipe d’agents paramédicaux constituant le service de radiologie numérique local.
Les protocoles des examens ainsi que les interprétations radiologiques étaient effectuées par ce même praticien, qui a quitté le service fin 2014, laissant le service à l’arrêt au grand dam des patients.
Rappelons que le bilan des consultations par scanner pour la période s’étalant entre les mois de février 2013 et novembre 2014, fait état de la prise en charge de pas moins de 818 malades qui ont été consultés par le biais d’image produites par cet équipement médical. Depuis cette date, plus rien, affirment nos sources.
Le scanner est devenu inopérant faute de radiologue spécialisé en interprétation des imageries numériques.
Du coup, cet immense investissement constituant la plaque tournante pour tout un hôpital, continue de susciter les interrogations les plus folles, en raison de son arrêt prolongé par manque de médecin radiologique spécialisé.
En effet, ce matériel de pointe acquis à coût de milliards en hibernation actuellement, est en train de subir les affres du temps, car plusieurs années se sont écoulées sans que la moindre imagerie n’y soit effectuée par ce scanner qui attend toujours d’être mis en service par l’affectation d’un praticien spécialiste en radiologie.
Notons que, durant les vingt mois de son exploitation, le scanner de l’hôpital d’El Mohgoun prenait en charge les malades de l’établissement hospitalier cité, ainsi que des urgences externes, grâce à un radiologue conventionné, qui aurait mis fin à sa collaboration avec l’hôpital El Mohgoun.
En conséquence, les patients qui viennent solliciter cet équipement sont orientés vers le secteur privé à défaut de dudit scanner hospitalier, dont la fonctionnalité reste tributaire de l’apport d’un médecin capable de pratiquer tous les examens délicats demandés, en les complétant par des rapports d’interprétation.
Pour en savoir davantage sur ce sujet, nous avons contacté par téléphone hier matin, le directeur de la Santé et de la population DSP de la wilaya d’Oran.
Ce dernier, a refusé de nous donner des précisions sur ce problème: «Le wali nous interdit de faire des déclarations à la presse.
Je dois avoir son aval pour vous répondre», nous a-t-il répondu sèchement.
Dommage, car il n’y a pas seulement le problème de l’absence de médecins radiologiques à l’hôpital Mohamed Seghir Nekkache.
Nous aurions aimé interroger également le DSP à propos d’autres carences, notamment, l’absence de médecins spécialisés en gynécologie obstétrique et surtout, le retard affiché cruellement dans la finition des travaux du nouveau bâtiment des urgences médicochirurgicales (UMC) se trouvant près de l’entrée principale du même établissement hospitalier dont les travaux sont en veille depuis des années, sanctionnant de ce fait, les malades et leurs proches qui s’agglutinent actuellement dans un bloc des urgences qui n’en a que le noM. La DSP trouvera-t-elle un jour des solutions à ces problèmes?
Aribi Mokhtar


