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La plage des Genêts toujours fermée : la nouvelle pénétrante du port «en stand by»

Pour la quatrième année consécutive, la plage des «Genêts» ne sera pas rouverte à la baignade a-t-on appris, hier, de sources proches de la direction du Tourisme et de l’Artisanat.

Beaucoup de travaux sont nécessaires pour l’aménagement de ce site de baignade et son « exploitation ».
Pour rappel, cette plage est en fait une bande sableuse créée artificiellement il y a près de 5 ans, dont le projet de la nouvelle route du port rend d’autant plus l’accès plus complexe qu’elle ne pourrait déjà être.
Et pour preuve la mise en service de la pénétrante portuaire coince toujours, sans que l’on n’ait expliqué les raisons.
Aménagé en contrebas de l’escarpement rocheux surplombant la nouvelle pénétrante portuaire, à hauteur de «Four Point by Sheraton », la plage a été officiellement interdite à la baignade par un arrêté de wilaya, il y a près de 03 années, rappelle-t-on encore.
Ainsi donc et, à l’instar de l’année précédente, cette plage qui a connu une affluence record, lors de son ouverture, sera également fermée cette année et interdite aux baigneurs.
Selon nos sources, la wilaya d’Oran a décidé de la fermeture de la plage en raison de la mauvaise qualité de ses eaux notamment à cause du déversement des eaux usées.
A ce titre, les responsables de la direction de l’Environnement avaient indiqué que, cette plage est une baie où l’eau stagne souvent en raison du manque de courant ce qui augmente la concentration de polluants qui affectent négativement la qualité de ses eaux.
Par ailleurs, il y a lieu de signaler que les services de prévention des établissements sanitaires et la direction de l’Environnement entament des contrôles de la qualité microbiologique des eaux de baignade.
Sauf que d’évidence, le site de cette plage artificielle n’est pas compatible géo-stratégiquement avec la pénétrante portuaire.
Partant d’une fausse étude technique, ce projet reste une énigme, à en croire les explications de l’Algérienne des Autoroutes (ex- ANA), maître d’ouvrage.
L’impératif lié à la sécurité des personnes, s’agissant aussi bien du site à proprement parler que de son accès, impose donc que l’on sursoie à la mise en service de la route et les dispositifs qui vont avec pour garantir la sécurité optimale des usagers et la régulation du trafic tout autour.
Pour l’heure, côté pouvoirs publics, l’on continue de mettre la pression pour accélérer le rythme des travaux et livrer le site le plus tôt possible, mais en vain.
Il reste en tout état de cause qu’avant même qu’elle ne s’achève, la liaison port – autoroute Est/ Ouest, pour son 1er segment Oran- Canastel, sert sa ville.
Jadis, point de baignade sauvage et de pêche à la ligne, les «Genêts» se transforment en une station balnéaire 600 mètres sur 100 de plage sablonneuse.
L’arrivée de la route, en cours de chantier, devant connecter le port d’Oran à la grande boucle Est-Ouest via Canastel, a chamboulé la donne pour crée une jonction urbaine avec la mer pour avoir un pied dans l’eau.
Le projet de la pénétrante du port d’Oran consiste en trois sections.
Celui-ci commence par la réalisation d’une liaison autoroutière reliant le port d’Oran et la 1ère rocade Sud, au carrefour Canastel (sur 8 kilomètres).
La mise à niveau de la 1ère rocade Sud, entre le carrefour Canastel et l’échangeur de la RN 4 (sur 10 kilomètres) et la mise à niveau de la RN 4, de l’échangeur de la 1ère rocade Sud jusqu’à la bretelle autoroutière d’Oran (sur 8 kilomètres).
Ce dernier demeure en retard dans sa livraison totale initialement prévue en 2020.
Rayen H

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