
Décidément, la consommation des fruits, et du poisson est devenue un luxe que les citoyens à faible et a moyens revenus, ne peuvent pas se permettre à cause de leurs prix exorbitants.
Hier au marché de haï Es Sabah, la sardine, considérée jadis comme le plat du pauvre a atteint un prix inabordable pour les ménages à faible revenus. Consommer de la sardine au prix de 2000,00 Da le kilogramme n’est pas donné à tout le monde, au point où une mère de famille d’un certain âge qui s’est approchée du poissonnier pour demander le prix a été sidérée par la réponse du vendeur. « 2000 dinars madame ». Après un temps de réflexion, et quelque peu gênée, pour ne pas lui dire 250 grammes, elle lui lança, « donnez-moi pour 500 dinars ». C’est désolant d’en arriver jusque-là. C’est du jamais vu. Pour ce qui est des fruits dans ce même marché, où la majorité des commerçants, y compris les poissonniers, occupent illégalement les trottoirs, les consommateurs se rabattent sur les oranges dont le prix varie entre 150 et 200 dinars le kilogramme. Quant au reste, les prix sont hors de portée de toutes les bourses. Le prix de la banane est affiché à 900 dinars le kilogramme, celui des pommes varie entre 700 et 800 dinars, c’est à dire selon la variété. Et à ce prix, rares sont les personnes qui achètent un kilogramme. Elles choisissent plutôt trois ou quatre unités qu’elles mettent sur le plateau de la balance, simplement pour satisfaire leur envie de manger. Et ce n’est pas tous les jours qu’elles s’offrent ce petit plaisir.
A.Bekhaitia


