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Ils sèment l’anarchie à travers le tissu urbain : à quand des mesures strictes à l’encontre des bus privés ?

Les dernières arrestations de chauffeurs et receveurs de bus de transport urbain, prouvent une fois de plus, que les transporteurs privés en plein tissu urbain font fi des lois en vigueur, et sèment l’anarchie à travers toutes les lignes.

Déjà ce secteur souffre de beaucoup d’anomalies, ces transporteurs privés rajoutent une couche de souffrance aux usagers et même aux automobilistes. De plus, les bus assurant les différentes lignes urbaines se trouvent dans une piteuse situation. Des vitres cassées, des sièges arrachés pour gagner de la place et faire monter plus d’usagers, des pannes récurrentes en plein trajet, sans parler de la vitesse et la concurrence avec les autres collègues. Mais la question qui se pose, à quand la prise des mesures strictes pour mettre fin à ces agissements qui n’arrangent pas la stratégie touristique de la destination Oran ? Il faut dire que ce constat ne surprend personne, car les usagers font face à ces désagréments au quotidien. La direction du Transport est face au fait accompli, et doit passer à l’acte. Il faut revenir à plusieurs années en arrière pour voir un service de transport en commun à Oran, structuré, organisé et sous une vraie tutelle de la direction du Transport. Malheureusement, Oran patauge actuellement dans l’anarchie de ces transporteurs privés, qui, depuis leur introduction dans les lignes urbaines, les responsables du secteur ont perdu le contrôle, qui est désormais entre les mains de ces sociétés privées. Une situation qui relance les appels en direction des services du secteur du Transport, à opter exclusivement pour les bus étatiques ETO au sein du tissu urbain, pour éviter ce genre de concurrence. En l’absence d’une réelle stratégie pour réguler le secteur, les transporteurs privés continuent à dicter leurs lois au sein du tissu urbain. Ces bus profitent de l’impartialité de la tutelle qui n’a pas assaini son secteur ni même trouver une alternative, laissant le champ libre à ces privés qui font fi des lois régissant ce créneau et surtout du code de la route qui n’est pas du tout respecté. En effet, au-delà de l’état dégradé des bus et le traitement des usagers au cours du circuit, ces bus créent d’énormes bouchons de circulation dans des endroits où la fluidité peut désengorger plusieurs axes importants. C’est ce qui passe pratiquement tous les jours au niveau des lignes phares de la ville, 4G, B, 51 et 11 entre autres. Le défi est de taille, mais rien n’est impossible si l’Etat décide d’en finir avec ces bus privés qui n’arrangent pas la nouvelle vision des décideurs qui veulent s’orienter vers le tourisme.
J.M

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