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L’échec cuisant des marchés de proximité à Oran

A Oran, l’ouverture de marchés de vente de produits alimentaires a été annoncée à l’occasion du mois de Ramadhan.

Cependant, une dizaine de jours après de ce mois sacré, la plus part de ces espaces commerciaux sont demeurent désespérément vides avec des stands non occupées, a-t-on constaté au niveau du palais de l’Emec de M’dina J’dida.
Seule trois ou quatre exposants étalent quelques produits alimentaires qui ne constituent pas les principaux aliments de consommation des Oranais.
Il en est de même pour le soi disant marché de vente de poissons de la rue Michelet, qui à priori ne dispose d’aucune offre en matière de produits halieutiques.
Pour ce qui est du concept du poissonnier au consommateur ou du fellah au citoyen, la vente se fait en réalité avec le sacro-saint principe du plus offrant.
Ceci pour dire que les commerçants et les producteurs ne font pas dans le social.
A l’annonce de leur ouverture, un programme a été établi pour assurer l’approvisionnement de ces marchés, répartis à travers les communes et les chefs-lieux de daïras, à savoir Oran, Arzew, Bir El Djir, Bethioua, Boutlélis, Es-Sénia, Aïn El Türck, Gdyel, et Oued Tlélat, dans le cadre des efforts déployés pour la régulation du marché, la lutte contre la spéculation et pour assurer une disponibilité des marchandises à des prix concurrentiels.
Sauf que les participants annoncés sont introuvable dans ces structures.
Si ce n’est quelques opérateurs économiques, aux côtés des coopératives des céréales et des légumes secs ainsi que le groupe public des industries alimentaires «Agrodiv».
Le nombre de points de vente du groupe «Agrodiv» a atteint 5 dans la wilaya dont trois dans la commune d’Oran, à l’instar de haï El Hamri, Es- Seddikia (ex-Gambetta) et le Palais des expositions (ex- EMEC) à haï Médina J’dida, ainsi qu’à haï El Yasmine dans la commune de Bir El Djir.
Il est plus qu’évident que les consommateurs oranais souhaitent manger de cette viande rouge que l’Oravio propose à 1.200 DA et la blanche à 350 DA, sauf qu’il faudrait se lever tôt et avoir son entrée dans les différents points de vente inauguré à l’occasion de ce mois sacré.
En réalité, tout se vend et s’achète dans les marchés sommaires connu de tout temps, comme la rue des Aurès ou encore à El Hamri, les Souks qui font la loi en spéculant sur tout et rien.
Alors que l’on s’attendait à une stabilisation en ce début de Ramadhan, le faite est que les prix des fruits et légumes sont devenus inaccessibles aux petites bourses.
«En termes de tarifs pratiqués, l’on ressent une grande différence entre ce qui est annoncé et la situation actuelle du marché.
Rayen H

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