
Un quart des femmes, interrogées dans une étude, qui ont été heurtées ou humiliées par des actes ou des paroles de soignants à la maternité, ont, par la suite, fait état de symptômes dépressifs.
L’ESSENTIEL
- Les « soins irrespectueux » à la maternité sont des « actes, paroles ou gestes que les femmes peuvent ressentir comme étant maltraitants, inappropriés ou non consentis, qui peuvent les heurter, les faire se sentir infantilisées, humiliées ou non écoutées. »
- Les femmes ayant subi ce psychotraumatisme lié à l’expérience lors de l’accouchement seraient 37 fois plus susceptibles de développer des symptômes dépressifs après la naissance de leur enfant.
- « Le respect des femmes enceintes doit être vu comme un véritable levier pour agir contre la prévalence de la dépression post-partum. »
Dans les semaines qui suivent l’accouchement, 10 à 20 % des mères françaises sont touchées par une dépression dite post-partum. Celle-ci apparaît après le sixième jour, selon l’Assurance Maladie. Les patientes ressentent une tristesse profonde et persistante, une perte de la capacité à ressentir le plaisir, un sentiment d’incapacité à créer un lien maternel. Elles présentent aussi des changements d’appétit ou de poids, des perturbations du sommeil, une fatigue intense, ou des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions.
Ce trouble peut survenir en raison de facteurs psychiatriques (troubles de l’humeur, antécédents psychiatriques personnels ou familiaux, événements négatifs pendant la grossesse, deuil périnatal…), de facteurs socio-économiques (conflits conjugaux, isolement social, précarité sociale) et de facteurs obstétricaux (grossesse non désirée, primiparité, mort in utero, malformation fœtale, accouchement prématuré…). Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’apparition de la dépression post-partum peut également causée par un psychotraumatisme lié à l’expérience lors de l’accouchement.


