
Pour mieux prendre en charge les tumeurs de vessie infiltrant le muscle (TVIM), des chercheurs ont combiné une immunothérapie avec une chimiothérapie.
- Entre 13.000 et 20.000 nouvelles personnes sont touchées chaque année en France par un cancer de la vessie.
- Pour celles diagnostiquées sur le tard, un nouveau protocole de soin testé par des chercheurs a donné des résultats très encourageants.
- « Le durvalumab associé à une chimiothérapie néoadjuvante a conduit à des améliorations significatives de la survie globale par rapport à la chimiothérapie néoadjuvante seule », indiquent les auteurs de l’essai.
Un essai récemment publié a permis de tester avec succès un nouveau protocole de soins contre le cancer de la vessie pris à un stade déjà avancé.
Le cancer de la vessie est majoritairement diagnostiqué à un stade localisé, avec cependant environ 25 % des tumeurs qui sont dites infiltrantes avec atteinte du muscle vésical (TVIM).
« Les TVIM représentent 15 à 25 % des tumeurs au diagnostic, elles sont associées à un envahissement ganglionnaire dans 20 à 60 % des cas et sont métastatiques d’emblée dans 7 % des cas », indique le site Urologie Marseille. « L’association chimiothérapie néo-adjuvante et traitement local est le protocole standard pour soigner ce type de pathologie », poursuivent les médecins.
Malgré ces traitements, le risque de rechute et de décès reste élevé chez les personnes atteintes d’un TVIM, c’est-à-dire souvent supérieur à 30 % dans les 3 ans.
Cancer de la vessie : le durvalumab diminue le risque de récidive
Pour contrer ce phénomène, les chercheurs ont décidé de tester une immunothérapie nommée « IMFINZI » (ou « durvalumab ») combinée avec une chimiothérapie classique.
« Au total, 533 patients ont été assignés au groupe durvalumab et 530 au groupe de comparaison », expliquent les scientifiques. « Après analyses, la survie estimée sans problème de santé grave à 24 mois était de 67,8 % dans le groupe durvalumab et de 59,8 % dans le groupe témoin », écrivent les scientifiques dans leur compte-rendu. « La survie globale estimée à 24 mois était de 82,2 % dans le groupe durvalumab et de 75,2 % dans le groupe témoin », poursuivent-ils.
Autres enseignements de la recherche : le durvalumab a diminué le risque de récidive de 32 % et le risque de décès de 25 % par rapport à la chimiothérapie néoadjuvante seule. « Le durvalumab associé à une chimiothérapie néoadjuvante a conduit à des améliorations significatives de la survie globale par rapport à la chimiothérapie néoadjuvante seule », concluent les chercheurs.


