
Après avoir frappé à toutes les portes, les détenteurs de pré-affectations au programme immobilier des 170 logements socio-locatifs dédiés à la résorption de l’habitat précaire (RHP), au niveau de la commune de Benfréha, dans la daïra de Gdyel, ont organisé hier à la mi-journée, un sit-in de protestation devant le siège de la municipalité située à Hassiane Toual, a-t-on constaté sur place.
En effet, les détenteurs de document de pré-affectation des 170 logements édifiés dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire RHP, implantés à Hassiane Toual (ex-Fleurus), dans la commune de Benfréha sont revenus à la charge pour exprimer leur ras-le-bol de cette situation rocambolesque qui dure depuis le 11 janvier 2012, date à laquelle le chef de la daïra de Gdyel de l’époque avait signé les décisions de préaffection au profit des dits bénéficiaires.
Ces derniers ont déclaré ne rien comprendre face à la lenteur inexpliquée manifestée par les services concernés, qui tergiversent depuis plus d’une décennie à leur produire les documents nécessaires leur ouvrant le droit de jouir de leurs logements.
Les protestataires ont, par ailleurs déclaré, qu’ils n’ont pas été destinataires, à ce jour, des documents d’attribution définitive, et de ce fait, «n’auraient pas encore reçu, ni les contrats de location, ni les ordres de versement pour s’acquitter de la caution et les loyers de leurs logements».
Dans cet ordre d’idées, l’un des protestataires nous explique : «Nous avions déposé des demandes de logements pour cause de précarité de nos habitations de fortune menaçant ruine. Au début des années 2010, nos dossiers avaient été retenus par la Commission de daïra de Gdyel. Nous avions été destinataires de pré-affectation signées par le chef de daïra en 2012. Et depuis, nous attendons qu’on nous convoque pour payer les droits de l’OPGI et, par conséquent recevoir l’attribution définitive pour pouvoir occuper nos logements ».
Et d’ajouter: « Nous vous informons que les travaux des 170 logements RHP, sont bel et bien terminés depuis des lustres tout en demeurant dans un état d’abandon et livrés aux actes de vandalisme», conclut notre source.
En effet, ces citoyens vivant dans des habitations précaires, ont vécu depuis 2012 et continuent de vivre encore de nos jours, dans l’attente interminable d’une éventuelle remise des clés de leurs logements respectifs pré-affectés par la commission de daïra de Gdyel un certain 11 janvier 2012.
Un autre bénéficiaire se rappelle bien cette date et déclare: «je me rappelle bien de cette date. Ce fut vraiment un jour inoubliable. On avait cru à l’époque que c’était le salut pour nous tous. Mais, nous nous sommes heurtés à la réalité.
Ce n’était en réalité qu’une illusion, d’autant puisque nous sommes toujours au même point de départ».
A vrai dire, ces détenteurs de pré-affectation sont entre le marteau et l’enclume.
Explication d’un de ces citoyens: « de part notre détention de documents de pré-attribution contenant le numéro du logement, son étage et l’indication du bloc et de l’immeuble, nous ne pouvons prétendre à d’aucune autre formule de logements. C’est dire que nous sommes vraiment en suspens.
Qu’on nous donne nos clés!», s’insurge-t-il.
Pour en savoir plus à ce sujet, nous avions pris attache avec le P/APC de Benfréha.
Le premier magistrat de la municipalité en question, tout en nous accueillant aimablement dans son bureau, s’excuse de ne pas répondre à nos questions sur le sujet des 170 logements RHP en affirmant notamment: « je ne détiens aucune information officielle sur ce sujet.
C’est du ressort de la wilaya de prendre des décisions à cet effet».
Au moment où nous écrivons ces lignes, les protestataires continuent toujours de se regrouper devant le siège de la commune de Benfréha à Hassiane Toual.
« Nous voulons être reçus par nos délégués municipaux. Ce sont eux nos représentants. Ils doivent défendre les revendications légitimes de leurs administrés auprès des institutions de l’Etat. C’est le devoir des élus de notre commune. Nous nous en référons à eux» martèlent un citoyen participant à ce rassemblement de protestation.
Aribi Mokhtar


