
De plus en plus d’organes sont remplacés par des prothèses fabriquées par impression 3D.
- Les organes imprimés en 3D ont connu des avancées très importantes ces dernières années.
- Pour l’instant, il n’est pas encore possible de greffer des organes vitaux.
- 10.810 Français sont sur une liste d’attente active à une greffe d’organes.
Les progrès sont de plus en plus importants dans le domaine des impressions en 3D. En août dernier, pour la première fois, un patient atteint d’un cancer de la tête et du cou a pu bénéficier d’une greffe de mâchoire inférieure imprimée en 3D. Un an plus tôt, un Londonien recevait une prothèse oculaire réalisée par imprimante 3D. Mais aussi de la peau et des vaisseaux sanguins imprimés en 3D, une valve cardiaque fonctionnelle en 3D, un crâne artificiel, etc. La liste des avancées de ces dernières années n’en finit plus de s’allonger.
Pas d’organes vitaux fonctionnels pour le moment
« L’impression 3D permet de produire des pièces en série à moindre coût, mais aussi des pièces sur mesure, conformes à l’anatomie du patient”, souligne Jean-Christophe Fricain, directeur de l’ART BioPrint à Bordeaux (Gironde) pour le média Ça m’intéresse, tout en relativisant : “Il est actuellement impossible d’imprimer des organes fonctionnels. Dans un tissu vivant, on trouve un réseau de vaisseaux sanguins de diamètres variés et aux propriétés différentes. C’est difficile à reproduire techniquement. »
Il y a plusieurs étapes pour créer un organe 3D. Il faut d’abord le conceptualiser sur ordinateur, bien définir les tissus biologiques, la bio-encre nécessaire et les cellules nécessaires pour l’organe. Ensuite, l’impression se fait par couches successives jusqu’à obtenir un organe 3D.


