
Un nouveau médicament appelé zuranolone montre des résultats prometteurs dans le traitement de la dépression post-partum, offrant ainsi un nouvel espoir pour les jeunes mamans qui en souffrent.
- La zuranolone est un traitement contre la dépression post-partum en cours de test. Les résultats publiés en juillet se révèlent prometteurs.
- Les jeunes mamans en dépression post-partum ayant pris de traitement pendant 14 jours ont vu leurs symptômes diminuer par rapport aux autres femmes.
- Les fabricants du médicament ont déposé un dossier de mise sur le marché auprès de la Food and Drug Administration. S’il obtient le feu vert, il sera disponible aux USA. L’avis devrait être rendu en août.
La dépression post-partum est un trouble grave qui affecte entre 15 % et 20 % des femmes après l’accouchement. Cet épisode dépressif, qui survient généralement dans l’année qui suit la naissance, peut avoir un impact significatif sur la santé et le bien-être des mères, ainsi que sur la relation avec leur enfant. Le traitement de la dépression post-partum peut être difficile et complexe. Cependant, de nouveaux résultats d’essais cliniques semblent apporter un nouvel espoir.
Dépression post-partum : un traitement sur 14 jours réduit les symptômes
La zuranolone, médicament contre la dépression post-partum développé par Sage Therapeutics et la société Biogen, fait l’objet d’un essai clinique qui se montre prometteur. Les chercheurs ont réuni près de 200 femmes souffrant de dépression post-partum sévère. Pendant 14 jours, les participantes ont pris soit 50 milligrammes de zuranolone par jour, soit un placebo.
« Le traitement à la zuranolone par rapport au placebo a entraîné des améliorations statistiquement significatives des symptômes au jour 15″, ont rapporté les chercheurs dans leur article paru dans la revue The American Journal of Psychiatry.
Le traitement semble par ailleurs bien toléré avec des effets indésirables peu sévères comme la somnolence et les étourdissements. « Aucune perte de conscience, aucun symptôme de sevrage ou augmentation des idées ou des comportements suicidaires n’ont été observés », ont précisé les auteurs.


